Les petits mots, les grands mots, les mots à la mode, les mots oubliés, les mots détournés, ceux qui font sens, unique ou double.

MINDFULNESS

Traduite en français par l’expression « pleine conscience », ce terme vient d’un programme créé par Jon Kabat-Zinn en 1979 : le Mindfulness-based stress reduction (MBSR). Ce docteur en biologie moléculaire à l’université du Massachusetts met alors au point cette méthode pour réduire le stress dû à la maladie, aux douleurs chroniques et aux traitements subis par les patients. Il crée la clinique de réduction du stress, dans laquelle la méditation est enseignée comme un remède. Une forme de méditation laïque, même si elle prend ses origines dans le bouddhisme. L’objectif est de porter son attention sur le moment présent, sur ses sensations, sans jugement, avec curiosité et bienveillance. Avec de la pratique, cette pleine conscience doit pouvoir s’appliquer à chaque instant de notre vie, pour garder notre esprit ouvert, moment après moment : avec nos enfants, en mangeant, en marchant, en faisant du sport ou même la vaisselle… Reprendre le contrôle sur notre pilote automatique, ou nos ruminations intérieures, qui nous projettent soit dans le passé, soit dans le futur et nous empêchent de juste vivre le présent. Depuis, de nombreuses études scientifiques ont apporté la preuve des bienfaits de la méditation de pleine conscience pour renforcer le système immunitaire, et comme complément précieux aux traitements médicaux ou chirurgicaux.Mindfulness

UMAMI

La cinquième saveur, qui reste un peu mystérieuse… Dans nos contrées occidentales, on connaît essentiellement le sucré, le salé, l’amer et l’acide. L’umami est un terme qui vient du japonais, et que l’on traduit généralement par « goût savoureux ». Bien avancés, hein ? Du coup, on ne le traduit pas. Certains évoquent le goût du bouillon, de la viande ou des fonds de sauce. En fait cette saveur, officiellement et scientifiquement reconnue en 1985, mais qui a été découverte il y a une centaine d’années, est créée par trois acides aminés : le glutamate, la guanosine et l’inosine (c’est beaucoup plus clair maintenant, non ?). Elle provoque sur la langue une sensation durable et appétissante. On dit parfois que l’umami fait saliver.
Voici une liste non exhaustive d’aliments riches en saveur umami : la tomate mûre, certains fromages affinés, la sauce soja, les bouillons, les viandes fumées, les charcuteries, les poissons, algues et champignons séchés, les crustacés, l’oignon, la truffe, le thé vert, mais aussi… le lait maternel ! Sans toujours le savoir, nous enrichissons régulièrement nos mets en umami : en râpant du parmesan sur nos pâtes, en agrémentant une vinaigrette de quelques goutes de sauce soja, en faisant réduire une sauce ou en faisant cuire des légumes dans du bouillon par exemple…
Et comme le glutamate est un formidable exhausteur de goût, ce n’est pas un hasard si l’industrie agroalimentaire l’utilise de plus en plus… À surveiller de près et éviter, autant que possible, les plats tout préparés.

Sources : Wikipedia, l’Express, le Mondeumami 5e saveur

gourmande et mindful, manger local, locavore

LOCAVORE

Personne qui consomme des produits locaux et de saison. Le terme a été inventé en 2005 par la cuisinière américaine Jessica Prentice, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.
Le locavorisme permet de favoriser l’économie locale, de limiter la pollution due au transport et au suremballage, d’éviter l’emploi de conservateurs, de réduire les coûts de transport.
Le terme « locavore » est entré dans le Larousse en 2010.

ORTHOREXIE
Créé en 1996, par le docteur Steven Bratman, le terme « orthorexie » désigne l’obsession maladive d’une personne pour une alimentation saine. Selon lui, « pour les personnes atteintes d’orthorexie, manger sainement est devenu un trouble extrême, obsessionnel, limitant psychologiquement et parfois physiquement dangereux. »
La personne orthorexique a modifié sa relation à son alimentation si profondément que ses relations sociales en ont été bouleversées, dans les faits et dans son esprit : il y a ceux qui s’empoisonnent… et elle ! Elle consacre beaucoup de son temps à réfléchir à ce qui est bon ou mauvais pour son corps, pour sa santé, pour sa longévité. Elle est à la recherche du régime idéal. Éviter les sucres, les mauvaises graisses, les additifs, les produits raffinés, ceux qui ne sont pas biologiques, et finalement toute substance qu’elle considère comme nuisible. La notion de plaisir n’est plus un critère, voire même, elle est dangereuse.
Comme disait Voltaire « le mieux est l’ennemi du bien » ! Sachons donc raison garder 😉

Sources : Psychologie, Wikipedia, orthorexia.com